Sur notre planète, les principaux tenants du pouvoir proposent une vision du monde basée sur la force, la domination et la surdité à l’autre. Ça a (tellement) rien de nouveau. Des influenceurs, des politiciens, des directeur.ice.s, des pasteurs nous la proposent comme la seule option possible. La seule option parce que c’est elle qui va «gagner», nécessairement.
Cette vision est brutale mais surtout abrutissante, limitée et limitante, platement primaire, sans envergure et triste.
D’abord, soyons une nuisance perpétuelle pour cette manière de (ne pas) penser et ceux qui la promeuvent. Soyons des multitudes de grains de sables dans les engrenages, pour leur rappeler que nous ne sommes pas des outils, pas des matériaux.
Mais surtout, n’oublions pas de vivre à pleines mains ce qui nous rend véritablement humain.e.s : la curiosité, la poésie, la célébration, la tentative, la patience, la joie. Donnons nous à vivre ce qui prend du temps; ce qui a l’air inutile, ridicule, futile mais qui goûte! Soyons radicalement agaçants, mais tombons pas dans le piège de nous braquer, de garder nos poings serrés comme des statues. Respirons.
Occupons tous les espaces intermédiaires, entre l’individuel et le «haut pouvoir»; les quartiers, les associations, les paroisses, les communautés, les familles, les assemblées, les amitiés, les entreprises,… c’est là que se bâtit le tissu social, les véritables alternatives aux visions plates qui aplatissent.
Courage, la gang. On aura peut-être pas l’impression de gagner grand chose cette année, mais chaque fois qu’on existe, vraiment, pleinement, on fait fleurir quelque chose qu’aucune botte ne pourra jamais écraser.
Photo: Alexandre Valcourt

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